Shaddaï

 

AT : Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme El Shaddaï, mais mon nom de Yahvé, je ne le leur ai pas fait connaître. (Ex 6 v. 3)


NT : Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et moi en eux. (Jn 17 v. 26)


Shaddaï en hébreu, formé des lettres shin, dalet, yod (de droite à gauche).


Le point à l’intérieur de la lettre dalet, symbole de la porte (voir rubrique "Alphabet") indique son redoublement, ce qui explique la présence de deux lettres « d » dans sa translitération. La traduction en français est généralement «le Tout-Puissant», ce qu’illustre bien sa gématrie égale à celle de «colombe» symbole de la force de l’Esprit, et à celle de «pied» symbole de la force incarnée qui avance.

La lettre dalet centrale et redoublée illustre fort à propos le Christ qui a dit «frappez on vous ouvrira» (Mt 7 v. 7 et Lc 11 v. 9)

et «je suis la porte» (Jn 10 v. 7).

 

Shéma Israël

«Écoute Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un !» (Dt. 6 v. 4)

Qui se lit de droite à gauche : «shéma Israël, Adonaï élohénou, Adonaï é’had».

On reconnaît dans ce passage le Tétragramme "Yahvé", énoncé dans cette prière juive « Adonaï », traduit ici par « l’Éternel ».

 Une particularité visuelle est à signaler dans ce passage de la Bible hébraïque où deux lettres sont agrandies par rapport aux autres , "ayin" et "dalet" qui forment le mot

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 (ed)

qui signifie « témoin », indiquant que le peuple hébreu a été témoin de l’Alliance conclue avec Dieu.

La récitation du «Shéma Israël» «écoute Israël» qui est la profession de Foi juive, se fait en appliquant la main ainsi disposée sur le visage, index majeur et annulaire sur le front, pouce et auriculaire repliés sur les yeux. Cette disposition des doigts évoque les trois lettres du Nom « Shaddaï ».

Le shin à quatre branches


La vingt-et-unième lettre de l’alphabet hébraïque, le « shin », que nous avons vue au début des mots « Shaddaï », « Shéma », comporte trois branches tournées vers le haut.


Il existe une tradition juive selon laquelle un « shin » à quatre branches manque à l’alphabet de vingt-deux lettres : il aurait été présent dans les premières Tables de la Loi brisées par Moïse et serait lié au Tétragramme de Yahvé par leur valeur commune quatre.

Cette lettre figure sur le tephillin porté sur le front dans la pratique du judaïsme et notamment durant la récitation du "Shéma Israël" évoqué ci-dessus.


Il constituerait la vingt-troisième lettre de l’alphabet hébraïque, il est appelé « le Signe » « ha ot » en hébreu ; or il se trouve que j'ai identifié un autre Signe biblique (voir la rubrique « Le Signe ») qui a précisément pour gématrie vingt-trois !


La tradition juive enseigne que cette lettre shin à quatre branches apparaîtrait de nouveau durant les temps messianiques, elle serait même la lettre du Messie.


Or le Christ crucifié nous l’a révélée de Ses propres mains !


On sait en effet depuis les travaux du chirurgien Pierre BARBET (1883-1961) que les clous lors du crucifiement devaient traverser le massif carpien et plus particulièrement l’espace de Destot afin de pouvoir maintenir le corps à la croix et que la lésion occasionnée du nerf médian provoque le repli du pouce à l’intérieur de la paume de la main.


Le linceul de Turin confirme ce retrait du pouce sous la paume car ce dernier n’est pas visible sur la relique ; en revanche, les quatre autres doigts le sont.


Voilà donc l’image du Signe que nous a révélé le Christ en croix, le shin à quatre branches,

Symbole d'une nouvelle ère par la mise en retrait du doigt de la puissance humaine, pour que s'épanouissent Justice, Vérité, Amour, Sagesse (voir la rubrique "Main"), de même que le Christ S'est mis en retrait afin de nous redonner les Vertus de l'Existence.


NT : Car ce n'est pas en suivant des fables sophistiquées que nous vous avons fait connaître la puissance et l'Avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais après avoir été témoins oculaires de sa majesté.

(2 Pi 1 v. 16)


« Ils n’ont pas vu le Signe sur Ta main,

la main crispée du  Maître et Créateur

qui bénissait le monde des pécheurs ;

ils n’ont pas vu mourir le Saint des Saint. »

(Cf rubrique "chanson" « Tu les sauvais » Paroles G. de Lioncourt © CNPL)


Rubrique créée le 15/06/2022