YAHVÉ = JE SUiS = JÉSUS
AT : Mon cœur a frémi de paroles belles: je dis mon œuvre pour un roi, ma langue est le roseau d'un scribe agile. Tu es beau, le plus beau des enfants des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres. Aussi tu es béni de Dieu à jamais. Ceins ton épée sur ta cuisse, vaillant, dans le faste et l'éclat, va, chevauche, pour la cause de la vérité, de la piété, de la justice. Tends la corde sur l'arc, il rend terrible ta droite ! (Ps. 45 v. 2 à 5)
NT: Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem en disant : "Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage." (Mt 2 v. 1 et 2)
Les apparitions dans le ciel, de l’épée le 2 novembre de l’an 1 suivie le 4 novembre de celle de l’arc, ont sans aucun doute été interprétées par des scrutateurs, du ciel mais aussi des Écritures. (voir les rubriques « L’épée du 2 novembre an 1 » et « L’arc du 4 novembre an 1 »)
Quel que soit l’astre en question, si les Mages l’ont vu à l’orient, et venant eux-mêmes d’Orient, alors ils détenaient un savoir, une connaissance, les instruisant de l’évènement -la naissance du Roi des Juifs- du lieu où se diriger, et du signe qui marquerait son accomplissement;
or cette connaissance leur était accessible, car les Mages, peut-être des descendants des hébreux en captivité à Babylone, à partir de 597 av. J.-C. jusqu’au retour d’exil en 538 av. J.-C. informés du chapitre 5 de la prophétie rédigée par Michée vers 700 av. J.-C. ainsi que des nombreux versets qui font référence à « l’épée » et à « l’arc » sont partis dans la direction de Bethléem, suite à l’apparition dans le ciel des regroupements planétaires décrivant successivement la forme de ces objets, à la recherche de «celui qui doit gouverner Israël.»
Voici la prophétie de Michée :
AT : Et toi, (Bethléem) Ephrata, le moindre des clans de Juda, c'est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent au temps jadis, aux jours antiques. (Mi 5 v. 1)
Le livre d’Isaïe comporte 192 Signes répartis sur 66 chapitres, soit une moyenne de 3 Signes par chapitre. Le seul verset 2 d’Isaïe 39 en comporte 7, comme pour insister sur le détail des trésors d’Ezéchias, roi de Juda qui seront, comme le prophète l’annonce, ravis un siècle plus tard avec l’envoi en captivité des hébreux à Babylone:
AT: "Ézéchias leur fit voir O tous ses entrepôts, O l’argent, O l’or, O les aromates, O l’huile parfumée, tout son O arsenal et O tout ce qui se trouvait dans ses trésors."(Is 39 v. 2)
(O : voir rubrique "Le Signe")
Ces Signes sont là pour leur Maître, indiquant que ces trésors reviendront au Roi de Juda, ce qu’accomplissent les Mages les apportant à Jésus qui vient de naître :
NT : Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.» (Mt 2 v. 11)
Rubrique créée le 17/04/2020
Crèche que j'ai fabriquée à partir d'un morceau de bois récolté en forêt, naturellement pourvu à gauche d'une main protectrice ! (Hamsa)
Les deux animaux de la crèche
Je souhaite montrer que la tradition des deux animaux de la crèche de Bethléem entourant Jésus relève d'une source textuelle autre que celle du canon hébraïque, plutôt que d'une erreur de lecture qui aurait été commise par les traducteurs de la Bible grecque des Septante.
Tout d'abord, voici le texte du canon hébraïque (Ha 3 v. 2):

sur lequel s'appuie la traduction commune que nous trouvons dans nos bibles (avec "Yahvé" souvent remplacé par "Seigneur"):
AT : Yahvé, j'ai appris ton renom, Yahvé, j'ai redouté ton œuvre ! En notre temps, fais-la revivre ! En notre temps, fais-la connaître ! Dans la colère, souviens-toi d'avoir pitié ! (Ha 3 v. 2 traduction commune)
la traduction grecque des Septante en français par Pierre Giguet outre l'utilisation du vouvoiement de déférence à l'égard de Dieu donne un tout autre sens:
AT : Seigneur, j’ai considéré vos œuvres, et je me suis extasié. Entre deux animaux vous vous manifesterez ; quand les années seront proches, on vous connaîtra ; quand les temps seront venus, vous apparaîtrez ; quand mon âme est troublée de votre colère, souvenez-vous de votre miséricorde. (Ha 3 v. 2 traduction Septante - Giguet)
Les mots en gras qui portent équivoque dans la traduction sont agrandis dans le texte hébreu, ils se lisent "shaniym ‘hayyéyhou" et se traduisent en mot à mot par «les années fais-la vivre» énoncé dans le texte biblique par « en notre temps, fais-la revivre »
D’après le commentaire à propos de ce verset dans la bible Fillion, il est dit que les traducteurs de la Septante auraient lu :
"shnaïm 'hayyot" "deux animaux ou vivants"
au lieu de :
"shaniym 'hayyéyhou" "les années fais-la vivre"
Si en effet le premier mot à droite pouvait être interprété de deux façons à l’époque de la traduction des petits prophètes (v. 150 av. J.C.) du fait de l’absence de vocalisation des lettres qui ne sera fixée par les massorètes qu’au VIIè siècle (voir rubrique "Yahvé"), les seconds mots sont orthographiquement bien différents pour envisager une confusion, ce qui suffirait à invalider l'hypothèse d'une erreur de lecture, mais de plus la combinaison hypothétique (1) présente une erreur grammaticale qui associe un cardinal masculin avec un nom féminin, ce qui aurait mis un terme à toute tentative de traduction ou fait l'objet d'un signalement en marge pour incohérence.
Ézéchiel utilise ce mot ‘hayyot pour décrire les êtres vivants de la vision du chapitre 1, mot traduit dans certaines bibles par « animaux ».
Or ‘hayyot ’est un mot féminin, qui s’accompagne donc d’un cardinal au féminin, comme le fait Ézéchiel pour décrire quatre vivants :
arba’ ‘hayyot
(arba’ = quatre au féminin)
deux vivants avec le cardinal deux au féminin s'écrit :
shtayim ‘hayyot
et non shnaïm de la prétendue composition (1), grammaticalement erronée.
Conclusion : plutôt que d’envisager l’hypothèse - qui ne tient pas - d’une erreur de lecture de la part des traducteurs d’Alexandrie, il est plus judicieux d’admettre que le texte hébraïque dont ils disposaient n’était pas identique à celui du canon hébraïque tel que nous le connaissons, hypothèse d’autant plus probable que la version grecque est plus longue (40 mots grecs, 43 en français) que celle de l’hébreu (15 mots hébraïques, 30 en français)

Il ne me paraît donc pas opportun de remettre en question la légitimité de la traduction des Septante mais d’admettre comme envisageable le récit selon lequel Dieu S’est manifesté lors de Son incarnation entre deux animaux ou « vivants », d’autant que quelques explications peuvent le corroborer, sur le principe que Dieu cherche toujours à attirer les hommes à Lui en les subjuguant par tous Ses Pouvoirs comme par Son Humble et prévenante douceur.
Qui seraient ces deux vivants? Je pense que nous pouvons poser trois explications de circonstance puisqu’en lien avec l’Incarnation de notre Seigneur :
Explication spirituelle
Ces deux vivants pourraient être deux des quatre de la vision d’Ézéchiel, décrite dans le chapitre 1 et correspondre aux deux anges placés à chaque extrémité du propitiatoire de l’Arche d’Alliance, ainsi qu’aux deux anges qui apparaissent lors de la résurrection de notre Seigneur, comme le rappelle l’Évangile de Jean :
NT : Marie se tenait près du tombeau, au dehors, tout en pleurs. Or, tout en pleurant, elle se pencha vers l'intérieur du tombeau et elle voit deux anges, en vêtements blancs, assis là où avait reposé le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds. (Jn 20 v. 11 et 12)
au sujet de ces deux anges, voir la rubrique "le Signe" fin du paragraphe "le mot signe".
Explication charnelle
Les traducteurs Grecs ayant opté pour le mot « zdoïoon » « animaux ou vivants», la Tradition a retenu un âne, que Joseph aurait mis à disposition de Marie enceinte pour effectuer le parcours Nazareth – Bethléem et un bœuf en prévision de l’acquittement de l’impôt. Je présume pour ma part qu’en effet une monture était indispensable pour Marie, sur un trajet à vol d’oiseau de plus de cent kilomètres. Mais j’aime à penser qu’en époux et futur père, prévoyant et attentionné, Joseph s’est servi d’un bœuf pour y atteler un chariot de sa fabrication, afin de transporter les affaires en prévision de la venue au monde de l’enfant et de pourvoir aux nécessités du voyage. Marie enceinte n’aurait pu supporter un voyage en chariot du fait des cahots permanents, voilà pourquoi un âne lui convenait mieux. Au retour, la petite famille aurait ainsi pu prendre place dans le chariot. Cette hypothèse est d’autant plus probable que la Divine Providence savait que la petite famille aurait ensuite à fuir en Égypte, à cinq ou six jours de marche du funeste projet d’Hérode de tuer tous les enfants de moins de deux ans, et qu’un chariot dans ces circonstances était indispensable.
Explication selon ceux qui redeviennent comme des enfants (voir rubrique "comme un enfant")
Ainsi la Divine Providence a permis l’accomplissement de l’Avènement du Messie sur notre terre, se jouant des manigances du prince de ce monde; et si notre Seigneur est ainsi né dans une mangeoire, alors Ses deux anges pouvaient bien imiter l’humilité de leur Roi et Le servir de leur mieux en assumant l’apparence et le rôle de deux animaux domestiques simples et utiles, que plus tard les enfants auraient à cœur de placer - dans les représentations de crèches- autour de l’enfant Jésus, de Marie et de Joseph, pour que vite - selon leurs tendres pensées - la Sainte Famille bénéficie de cette douce chaleur animale, réconfortante et apaisante.
"Les deux animaux de la crèche", rédigée le 5 janvier 2025, jour de l'Épiphanie.