YAHVÉ = JE SUiS = JÉSUS
AT: Après deux jours il nous fera revivre, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence (Os 6 v. 2)
NT: Jésus leur dit "Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d'entre les morts le troisième jour" (Lc 24 v. 46)
Jésus nous a très bien informés au sujet de Sa nouvelle Venue. Il nous a d’abord cité cette parabole qui compare l’avènement du royaume des cieux à dix vierges s’en allant à la rencontre de l’époux avec leurs lampes; cinq étaient sages et s’étaient munies d’huile, cinq étaient insensées et n’en avaient avec elles aucune provision. Il a ensuite voulu renforcer Son enseignement en acceptant de vivre Sa souffrance précédant Son arrestation en un lieu bien précis, le jardin de Gethsémani qui signifie «pressoir à huile».
Essayons dans un premier temps de bien comprendre ce que le Maître a voulu nous enseigner. Il ne suffit pas d’être enflammé par la foi, la ferveur, encore faut-il que ce feu ne soit pas de paille. Nous ne pouvons pas fabriquer nous-mêmes ce précieux liquide apte à faire briller longtemps la lumière qui a été déposée en nous: nous pouvons juste par notre volonté nous approcher du Seigneur, en le priant, en méditant, en pratiquant le bien autour de nous, en pardonnant, en aimant… en agissant tel que le Christ nous a recommandé de le faire. Ce travail qui est à notre portée revient en quelque sorte à collecter les olives que nous présentons à Dieu, desquelles Il extrait cette huile salutaire qu’Il nous confie. Grâce à elle, que surviennent des moments sombres durant notre vie, nous pourrons alors toujours compter sur notre réserve, y voir clair et avancer sans crainte de trébucher ou de nous égarer. Nous ne pouvons imaginer ce que Jésus dans ce jardin du «pressoir à huile» a enduré, mais Ses trois prières adressées au Père montrent à quel point Il a voulu, pour les hommes, amener haut, très haut Son enseignement. Il envisageait à ce moment de vivre ce qu’Il avait annoncé:
NT : «De même que Jonas fut dans le ventre du monstre marin durant trois jours et trois nuits, de même le Fils de l’homme sera dans le sein de la terre durant trois jours et trois nuits.»
(Mt 12 v. 40).
De même que le monstre marin a englouti Jonas, de même le sanhédrin a fait capturer Jésus, au premier soir de Sa Passion, jeudi. Il fut ensuite mis au tombeau vendredi, seconde nuit, y reposa samedi, troisième nuit. Christ fut donc comme Il l’avait annoncé dans les ténèbres de ce monde trois nuits durant.
NT: «Et si ces jours-là n'avaient été abrégés, nul n'aurait eu la vie sauve; mais à cause des élus, ils seront abrégés, ces jours-là.» (Mt 24 v.22)
Les jours passés dans le tombeau furent abrégés puisque Christ triompha de la mort dès l’apparition du jour, comme en témoignent les Évangiles qui expliquent que les femmes étaient venues très tôt au tombeau; voici la traduction mot à mot du grec des Septante qui relate cette si matinale Résurrection:
Matthieu 28 v. 1 « ...au (jour) commençant à briller... »
Luc 24 v.1«...l’aube profonde...» cet adjectif est surprenant, il évoque les abysses du poisson de Jonas!
Marc 16 v.2 «...se levant le soleil...»
Jean 20 v.1«...le matin obscurité encore étant...»
Jésus a voulu nous enseigner qu’Il abrégerait les derniers jours de l’humanité comme Il a abrégé le dernier jour dans Son tombeau, en ressuscitant dès la première heure, afin que Ses disciples d’hier et de demain ne désespèrent et ne se perdent.
Cette première heure du jour durant laquelle Christ est ressuscité correspond donc à l’aube du troisième jour, que nous pouvons définir dans l’échelle du temps des hommes, selon la Bible:
AT : « Car mille ans sont à tes yeux comme le jour d'hier qui passe... » (Ps 90 v. 4)
NT : «... Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour. » (II Pi 3 v. 8)
Années de l’histoire du monde Temps de la Passion du Christ
1 (naissance du Christ) à 1000 1er jour-vendredi
1001 à 2000 2è jour-samedi
2001 à 3000 3è jour–dimanche-Résurrection
Le troisième jour de la Passion du Christ correspond à la période 2001 à 3000; de même que ce jour a été abrégé puisque Sa résurrection a eu lieu à la première heure, de même sera abrégée la période de l’histoire du monde de 2001 à 3000.
Le comput hébraïque limite l'histoire des hommes à 6000 ans, ce que semble confirmer le chapitre 20 de l'Apocalypse de Jean qui mentionne 6 fois le nombre 1000 dans les 7 premiers versets, ainsi que cette citation de la Tradition de l'École d'Élie, fameux maître juif (nota)
"le monde doit durer 6000 ans :
le règne du Tohu (ou de la loi de la nature) a duré 2000 ans ;
le règne de la Loi de Moïse 2000 ans ;
enfin le règne du Christ durera 2000."»
Tradition qui confirme que Christ devait venir au début du quatrième millénaire, en cohérence avec la rubrique "Psaumes, à Table!"
(nota) : citation extraite de "la Grande Christologie" de l’Abbé Maistre, "la vie publique du Christ", chapitre V "l’époque du Christ" 5è colonne paragraphe III
Il m'a paru utile pour rendre plus compréhensible ce découpage des temps, de compléter cette rubrique avec le tableau ci-dessous auquel j'ai ajouté la correspondance des Psaumes, selon ce que j'ai abordé en rubrique "Psaumes, à Table ! "

le troisième jour de la Passion est énoncé comme en Genèse : «fut un soir, fut un matin» car la Résurrection du Christ inaugure une nouvelle Création !
le premier jour de la Passion fut le plus douloureusement long pour le Christ, voilà pourquoi la fin de ce premier jour coïncide avec le plus long des Psaumes, le 119 à 176 versets.
Ce délai de 6000 ans que Dieu a imparti à l’homme se retrouve symboliquement exprimé dans le livre de Genèse :
AT : Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est un sabbat pour Yahve ton Dieu. Tu n'y feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne ni aucune de tes bêtes, ni l'étranger qui est dans tes portes. Ainsi comme toi-même, ton serviteur et ta servante pourront se reposer. (Dt 5 v. 13 et 14)
Avec la compréhension que nous apporte Ps 90 v. 4 et 3 Pi 3 v. 8 « un jour pour Dieu est comme mille ans », nous comprenons que tout l'ouvrage de l’homme sur la terre n'aura qu'une étendue de 6000 ans.
Le tableau « Résumé de la temporalité de Dieu auprès des hommes » ci-dessus ne répartit pas la chronologie en trois périodes de 2000 ans comme l’énonce le fameux maître Élie, mais s’appuie sur le calcul de la date de naissance présumée de Moïse, qui inaugure son règne et clôt celui du Tohu. La Tradition juive fixe à – 1313 la date de l’Exode. Or la Bible nous dit :
AT : Moïse était âgé de 80 ans et Aaron de 83 ans lorsqu'ils parlèrent à Pharaon. (Ex 7 v. 7)
Moïse serait donc né en - 1313 - 80 = - 1393, c’est cette date qui positionne la fin du règne du Tohu et le début de celui de Moïse.
Christ est venu en l’an biblique 3760, 240 ans avant l’an 4000 où Il était attendu, ce qui à mon sens revêt deux significations :
- Le Christ devait venir de façon cachée pour surprendre Son ennemi de toujours, satan, le diable, qui n’aurait pas ménagé ses efforts pour guetter et scruter chaque jour aux alentours des 4000 ans et aurait fini par Le découvrir. Venir avant ce qui était vulgairement annoncé était le seul moyen de déjouer la surveillance du diable.
- Christ est venu 240 ans avant les 4000 ans et 240 autres années sépareront la fin de Son Règne le 31/12/2000 (cf. p. 32 et 115) et la fin des 6000 ans alloués aux hommes. Or 240 est la gématrie d’Amaleq,
AT : Moïse dit alors à Josué : "Choisis-toi des hommes et demain, sors combattre Amaleq ; moi, je me tiendrai au sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main." Josué fit ce que lui avait dit Moïse, il sortit pour combattre Amaleq, et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.
Lorsque Moïse tenait ses mains levées, Israël l'emportait, et quand il les laissait retomber, Amaleq l'emportait.
Comme les mains de Moïse s'alourdissaient, ils prirent une pierre et la mirent sous lui. Il s'assit dessus tandis qu'Aaron et Hur lui soutenaient les mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre. Ainsi ses mains restèrent-elles fermes jusqu'au coucher du soleil.
Josué défit Amaleq et son peuple au fil de l'épée.
Yahvé dit alors à Moïse : "Ecris cela dans un livre pour en garder le souvenir, et déclare à Josué que j'effacerai la mémoire d'Amaleq de dessous les cieux." (Ex. 17 v. 9 à 14).
Amaleq incarne donc bien l’ennemi de Dieu, vaincu une première fois « de dessous les cieux » par le Christ crucifié que préfigurait Moïse les bras levés.
De la même façon que Dieu a octroyé six jours à l’homme pour travailler et a prescrit le repos du septième, succèdera à la fin des 6000 ans accordés aux hommes un temps de mille années :
NT : Puis je vis un Ange descendre du ciel, ayant en main la clef de l'Abîme, ainsi qu'une énorme chaîne.
Il maîtrisa le Dragon, l'antique Serpent, - c'est le Diable, Satan, - et l'enchaîna pour mille années.
Il le jeta dans l'Abîme, tira sur lui les verrous, apposa des scellés, afin qu'il cessât de fourvoyer les nations jusqu'à l'achèvement des mille années. Après quoi, il doit être relâché pour un peu de temps.
Puis je vis des trônes sur lesquels ils s'assirent, et on leur remit le jugement ; et aussi les âmes de ceux qui furent décapités pour le témoignage de Jésus et la Parole de Dieu, et tous ceux qui refusèrent d'adorer la Bête et son image, de se faire marquer sur le front ou sur la main ; ils reprirent vie et régnèrent avec le Christ mille années.
(Ap. 20 v. 1 à 4)
Puis l’ennemi de Dieu sera définitivement anéanti :
NT : Alors, le diable, leur séducteur, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, y rejoignant la Bête et le faux prophète, et leur supplice durera jour et nuit, pour les siècles des siècles. (Ap 20 v. 10)